A propos des acronymes en immobilier

Ce n’est pas un secret le monde de l’immobilier adore les acronymes. Mais vous, connaissez-vous les termes qui se cachent derrière ces lettres accolées les unes aux autres sans logique apparente ?

Voici une liste de 10 acronymes en lien avec l’immobilier:

  • DIA
  • SHON
  • COS
  • DTA
  • SCOT
  • SHOB
  • POS
  • ALUR
  • SDPHO
  • PLU

Ce n’est pas un contrôle, mais combien en connaissez vous réellement, sans tricher, sans utiliser Google. Vous pouvez mettre vos scores en commentaire.

Les réponses sont dessous.

Et encore un peu en dessous….

DIA: Déclaration d’intention d’aliéner

SCHON: Superficie développée pondérée hors œuvre

COS: Coefficient d’occupation des sols

Note: La loi ALUR  supprime le COS pour les communes dotées d’un plan local d’urbanisme (PLU)  et les terrains dans le périmètre d’un plan de sauvegarde et de mise en valeur (PSMV).

Cette suppression entre en vigueur pour les demandes de permis de construire déposées à partir du 27 mars 2014. Elle ne concerne pas les communes munies d’un plan d’occupation des sols (POS).

DTA: Directives territoriales d’aménagement

SCOT: Schéma de cohérence territoriale

SHOB: Surface hors œuvre brute

POS: Plan d’Occupation des Sols

ALUR: Accès au Logement et Urbanisme Rénové

SDPHO: Surface de Plancher Développée Hors Oeuvre

PLU: Plan Local d’Urbanisme le PLU comporte 15 articles pour l’instant, cela devrait changer. C’est le principal document d’urbanisme de planification au niveau communal.

Alors, combien de ces acronymes connaissiez-vous? Combien en maitrisez vous? Rassurez-vous très peu de professionnels de l’immobilier auront 10/10 à ce test. Mais pour briller en société n’hésitez pas à le tester auprès de vos confrères.

 

A propos du viager

Le viager fait partie des différentes formes de vente immobilière. Lorsqu’une personne  âgée souhaite céder sa maison ou son appartement, elle peut demander en contrepartie une rente viagère, en conservant le droit d’y habiter.

Dans ce cas, le vendeur, aussi appelé crédirentier, bénéficie d’un droit d’usufruit ou d’un simple droit d’usage et d’habitation d’un bien appartenant à autrui. Cela peut paraître compliqué, mais cela ne l’est pas tant que ça.

L’acheteur, appelé lui débirentier, finance son achat sous forme d’une rente viagère (il s’agit d’une rente garantie à vie) versée au vendeur tant que celui-ci est en vie. Le contrat met en place également un versement de capital initial : le bouquet. Le calcul de la rente tient compte du montant apporté au bouquet. Il peut y avoir une négociation entre le vendeur et l’acquéreur pour équilibrer le ratio entre les deux financements. La rente sera ensuite indexée sur un indice de référence.

Le contrat est signé, comme pour une vente classique, devant un notaire. Le bien devient la propriété du débirentier à la signature de l’acte. Dans le cas où le logement est occupé par le vendeur, celui-ci en conserve la jouissance jusqu’à son décès, ce qui justifie un prix attractif et une décote sur le prix de cession.

Une vente en viager peut constituer un complément de revenus pour les personnes âgées. C’est un peu comme si vous achetiez un appartement en conservant les locataires finalement. Le prix est juste converti en rente viagère et étalé sur plusieurs versements. Des garanties de paiement sont apportées au vendeur qui pourra compter jusqu’à son décès sur une rentrée d’argent complémentaire. Souvent jugé à tort « glauque », le viager est un contrat pratique dont la seule particularité est que le contrat connait une inconnue, la date de décès. Cette date de décès fixe la valeur finale du bien. Mais à bien y regarder, le viager est plutôt un accord gagnant-gagnant entre deux usages d’un bien immobilier.

 

Le vendeur conserve son cadre de vie et s’assure un complément de revenus grâce à la rente viagère ;

L’acquéreur réalise un placement avec un petit apport et n’a pas besoin d’emprunter, car si le prix de cession peut être réglé dès le passage chez le notaire ce n’est pas vraiment l’enjeu du viager. Le bouquet et la rente permettent un achat à un prix raisonnable (souvent) justifié par un calendrier aménagé. Une fois « bouquet  » payé (comptant le jour de la signature, le complément sera versé de façon périodique.

La tentation de tricher sur le prix n’est pas une solution, il faut savoir que certains viagers font l’objet de requalification fiscale ou d’action en nullité intentée par les héritiers du vendeurs pour défaut de prix. Il n’y a pas de miracle en immobilier avec le viager, les prix restent dans une logique de cohérence. La rente se calcule en fonction de la valeur du bien, de l’espérance de vie du vendeur, plus il sera jeune, plus le prix sera bas, et bien évidemment en fonction du fait que le vendeur choisit d’habiter le bien ou non. Les vendeurs et les acquéreurs déterminent librement la périodicité des versements qu’ils mettent en place.

Si la rente est calculée sur deux têtes, un couple par exemple, elle « s’éteint » pour moitié quand un des conjoints décède. Une clause « de réversion totale » peut-être insérée dans le contrat, elle permet au survivant de bénéficier de la rente complète.

A propos de la base du métier de conseiller immobilier

La prospection c’est toutes les actions qui permettent à un professionnel de l’immobilier de toucher de nouveaux clients potentiels. Dénicher l’information sur un secteur que l’on s’approprie, être le premier informé d’un projet  à venir, obtenir des contacts pertinents… Autant de succès qui font de vous un acteur durable dans le métier. On oppose souvent prospection au téléphone et prospection sur le terrain. Les deux sont pourtant complémentaires.

La prospection téléphonique 

La fameuse « pige »! Plus connue et plus détestée  que les autres méthodes, elle rebute plus d’un agent immobilier. A tel point que certains externalisent ce boulot. La peur de se retrouver au téléphone face à un inconnu qui va décliner notre offre, de se voir rejeter par un inconnu est un peu similaire à celle qui pousse les grands timides à ne pas faire le premier pas quand il le faudrait. Il faut pourtant voir cette démarche comme un jeu, comme une sorte de plaisanterie qui permettra d’avoir un ton plus léger qui sera perçu par le vendeur au bout du fil. La pige chaude et la pige froide sont deux techniques qui ont chacune leurs intérêts. Appeler à la parution ou plus tard quand les confrères ont arrêté de harceler les annonceurs. A chacun de trouver sa méthode de prédilection.

La prospection téléphonique permet souvent de rentrer des mandats destinés à étoffer un portefeuille, mais on ne sait jamais ce qui nous attend avant le premier rendez-vous. Un peu comme pour les rencontres sur Internet, il faudra découvrir notre interlocuteur après l’avoir séduit de façon impersonnelle. Cette découverte peut amener de belles surprises ou des déconvenues complètes.

Aussi, évitez de parler de vos honoraires au téléphone, gardez le sujet pour le rendez-vous avec vos vendeurs. Il vous suffit de quelques minutes, après tout, le vendeur qui a déposé son annonce s’apprête à ouvrir sa porte à des tas d’inconnus Vous êtes un professionnel de l’immobilier et lui souhaite vendre non? Ecoutez le, conseillez le, et surtout aidez le à comprendre que le mandat n’est pas un pacte avec le diable, mais plutôt un outil gratuit pour s’attacher les services d’un vendeur personnel. Vous aurez dès signature le même objectif que lui, la vente de son bien.

Certains ont besoin de calme, d’autres de musique douce. Une bonne technique est celle qui consiste à se mettre devant un miroir pour simuler l’échange avec une autre personne. A vous de choisir votre rythme: plutôt une durée, plutôt un nombre d’appel, plutôt le matin ou plutôt au dépoté, plutôt deux fois par semaine ou plutôt à la parution des annonces… L’essentiel étant que vous soyez à l’aise. Déculpabilisez. Vous offrez un service et vous ne vendez pas des produits volés. Vous êtes légitime dans votre démarche, si vous n’en êtes pas convaincu, il y a peu de chances que la personne à l’autre bout du fil le soit. Et soyez souriants ! On le répète, mais le sourire s’entend au téléphone, il faut donner envie à vos prospects de vous rencontrer via un discours est clair engageant.

Pensez à relancer vos anciens prospects, ceux qui vous auront demandé de » les rappeler dans 15 jours ». Ils seront nombreux et séduit par l’idée que vous proposez un vrai suivi, que vous voulez travailler avec eux réellement. Les vendeurs en début de projet ne souhaiteront pas forcément vous recevoir tout de suite. Mais quelques semaines plus tard, avec l’usure, le manque d’appel ou la désillusion d’une vente rapide et sans souci, votre action de prospection portera ses fruits. Il y a globalement 2 profils : ceux qui vous donneront rendez-vous parce que vous êtes dans les premières agences à les démarcher, et ceux qui vous donneront rendez-vous parce que vous les avez convaincu. On en revient un peu à la température de votre pige.

Soyez pro, rassurez, séduisez vos futurs clients. Et si le prix est trop cher, n’hésitez pas à refuser le mandat mais à laisser votre carte.

La prospection terrain 

La prospection terrain est indispensable pour se faire connaitre. Cela en prendra des sorties, sous la pluie, la neige ou le soleil de plomb… Mais il faut connaître son quartier, son secteur et ne pas avoir peur de parler aux commerçants, aux déménageurs, aux gardiens d’immeubles, et même aux gens dans leurs jardins. On n’est pas à l’abri d’une bonne surprise. Comme pour la prospection téléphonique, soyez séduisants. On vous parlera d’autant plus que vous donnez envie de lier contact avec vous. Vous devez être plus que présent sur le secteur sur lequel vous travaillez. Que pour chaque projet immobilier on pense à vous et on sache vous trouver. Bombardez de cartes de visites, de flyers, de supports en tous genre et chaque semaine, fixez-vous des objectifs.

Si vous laissez un papier dans les boites aux lettres, pensez à laisser un beau flyer avec un message intéressants. Ne dites pas juste qui vous êtes, mais expliquez en quoi vous pouvez aider les gens. Entre toutes les pubs, votre flyer doit émerger et surtout, il doit donner envie au premier coup d’oeil de lire ce qui est écrit. Variez les messages, utilisez l’humour, creusez vous les méninges. Et pensez à vous relire, rien de pire qu’un flyer avec une faute d’orthographe…

Vous pouvez également prévoir selon votre secteur un démarchage plus léger et quotidien. Le marché et le bistrot du coin sont d’excellent terrains de jeux. Les rues et les hall d’immeubles sont souvent des lieux de passage importants principalement le matin.

BONUS:  La prospection sur les réseaux sociaux

Que vous aimiez ou non Facebook, c’est devenu un lieu incontournable pour vous présenter et rester à l’esprit des gens qui constituent votre cercle d’amis, voire vos cercles d’amis. On ne vous refait pas l’article, mais parlez d’immobilier, de vos succès, de vos produits et de vos recherches, cela ne peut que vous apporter des bénéfices. Pensez à aimer la page facebook du blog, et surtout ne perdez pas trop de temps à regarder à quoi ressemble votre ex 10 ans plus tard. Soyez focus et utilisez l’outil comme un pro en créant une page et en administrant des contenus pertinents, vous découvrirez alors un outil ludique et diablement efficace.

En conclusion, la prospection est incontournable. Gardez à l’esprit que Rome ne s’est pas fait en un jour et qu’une vente prend en général 3 mois. La vie est ainsi faite. Ceux qui veulent gagner de l’argent du jour au lendemain peuvent toujours tenter de trouver les bons chiffres à l’Euromillion… 🙂

Découvrir aussi : les outils pour les spécialistes en négociation immobilière

Un article proposé par le réseau de mandataires indépendants spécialistes en immobilier www.drhouse-immo.com

Interview d’Arnaud Bettioui, conseiller immobilier à Quimperlé

Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

Cela fait plus de 20 ans que je travaille dans la transaction immobilière, j ’ai débuté en 1996 en alternance afin de passer mon BTS professions Immobilières. J’ai accumulé beaucoup d’expérience en travaillant pour des groupes nationaux ou dans des agences de proximité.

Je suis basé à Quimperlé, où je me suis installé pour développer une activité de mandataire indépendant en immobilier. Mon portefeuille de biens à la vente se déploie sur les communes voisines, Guidel, Moelan sur mer ou encore Querrien.

J’ai été formateur pour des adultes en droit, fiscalité et financement immobilier pendant 4 ans.

Maintenant, je souhaite choisir les affaires dont je m’occupe et travailler plutôt des dossiers particuliers (problèmes d’urbanisme à régler, d’assainissement, des découpes, création de copropriété…). Tout ce qui me fait aimer mon métier.

Comment qualifier le marché immobilier actuel?

Je trouve que la RT 2012 a fait augmenter le prix des constructions neuves et que l’ancien s’est plus ou moins calé sur ces nouveaux prix. Les critères des acquéreurs concernent de plus en plus les économies d’énergies et les négociations sont souvent basées sur les travaux à réaliser pour obtenir une maison économe.

La qualité de la construction est souvent laissée de côté au profit d’économies hypothétiques.

Pourquoi avoir décidé de travailler avec Dr House Immo ?

D’abord le nom m’a interpellé, j’aime beaucoup la série et du coup j’ai décidé de téléphoner.

Le contact m’a tout de suite plu, de professionnel à professionnel, tout à été clair et bien exposé.

La reversion de 5% m’a semblé être un système amenant une vraie âme d’entreprise à notre activité individuelle, cela a fini de me convaincre.

Quels sont vos prochains objectifs professionnels ?

J’aimerai en parallèle de mon activité de transaction m’occuper de gérer quelques logements.

A propos de SUPER

Vous avez été « Super »! Mais qu’est ce que ce client peut bien vouloir dire avec ce mot. Super c’est un mot un peu bizarre. « SUPER, un livre sur les trains pour Noël! », ou encore « SUPER, c’est encore moi qui doit descendre la poubelle » ou bien « On mange quoi ce soir? Des pistaches! SUPER! » Si il y a un mot qui a été galvaudé par un usage trop intensif alors super candidate pour être celui-ci.

Déjà commençons par le début, citer une source fiable:

« À la fin du dix-huitième siècle, il est précisé : super est une préposition latine, qui entre dans la composition de quelques mots français. Dans plusieurs elle a été remplacée par la préposition sur-. On ne dit plus, comme autrefois, superabondant, superérogation, superintendant : on dit, surabondant, surérogation, surintendant.La vitalité du préfixe est accrue sous l’influence de l’anglais super- , surtout chez les jeunes et dans la publicité  »

Super c’est un peu ce que l’on attend chez tout le monde, chez son garagiste, chez son dentiste, au restaurant. Super c’est une façon de dire que l’on a apprécié, que cela s’est passé sans histoire. Cela ne signifie pas que l’on vole en mettant son slip par dessus un collant ou que l’on fait des choses extraordinaires. Finalement l’ordinaire de nos jours est déjà bien assez compliqué comme ça.

On oublie un peu vite qu’on est tous pareils, tous clients, et tour à tour serviteur, fournisseur, commanditaire, exécutant… Appelez ça comme vous le souhaitez. Mais il y a ceux qui font leur job avec passion, avec engouement, et il y a les autres; A vrai dire l’idée de cet article m’est venu au resto. Le serveur était vraiment top. Pas obséquieux, pas pressant, pas vulgaire ou pédant, juste parfait. Et là on se dit que ce mec est super, qu’il mérite un bon pourboire, qu’on reviendra, même si on ne se souvient pas du plat, parce que le service a rendu le moment agréable.

En observant cette personne faire un métier du quotidien, servir des gens, je me suis dit qu’on était tous au service de quelqu’un. Parfois on est moins bien, on a des soucis, des préoccupations, des coups de fatigue… Parfois on n’a juste pas envie. Mais que se passe-t-il si Superman n’a pas envie? Aucun épisode ne l’explore. Pourtant ce serait une belle catastrophe! Alors oui, il est doté de super-pouvoirs, mais cela ne justifie pas une telle différence de traitement.

Il nous faut être super, parce que notre super amène les gens à être super avec nous et puis dans leur vie. Le super inspire. Une super visite, un super client, un super achat, un super appartement. Il y a là un peu de méthode Coué (pour ceux qui pensent que c’est une émission télé, super cliquez ici svp)

En fait il y a une leçon a tout cela. Le bon amène le bon. Et quand mon client me dit « Merci, vous avez été super », finalement, j’ai fait mon job et je l’ai bien fait. Il s’en souviendra quand on lui demandera avec qui ou comment il a vendu. Il dira, et on le fait tous, avec le kiné ou avec le dentiste ou avec n’importe quel mec qui a été super: « oui, je connais un professionnel de l’immobilier, il est …très efficace. »

Alors surtout n’oubliez pas d’être super!

A propos des messages

Les messages nous en envoyons tous les jours. Emails, SMS, Messenger, Whatsapp, Snapchat, courriers, mais également choix vestimentaire, langage, attitude, tout est message finalement.

Votre façon de répondre aux messages va déterminer un peu ce que vous êtes et votre rapport aux autres. Votre façon d’envoyer des messages va vous permettre de toucher ou non vos cibles.

1/ Utiliser un email pro.

Le réseau de mandataires indépendants en immobilier Dr House Immo a choisi de confier sa solution de messagerie à Google. Pourquoi? « Google est un acteur majeur de l’internet. Sa solution est maline, souple et évolutive. Nous pensons que l’email est dans notre profession un sujet crucial. Pour recevoir une offre, pour constituer un dossier, il faut passer par un email fiable et sécurisé » explique le DG Stéphane Escobossa. Gmail est en effet un bon choix, mais beaucoup de gens n’utilisent qu’une infime partie de ce que propose la solution Google Suite. L’email peut être un webmail, accessible depuis le web, intégré dans un client de messagerie, type Outlook, ou bien consulté depuis l’app Gmail.

Les emails sont nommés @drhouse-immo.com et une nomenclature réseau permet une certaine homogénéité et une souplesse pour les cas particuliers (noms composés ou compliqués, activité en binôme, etc…)

Un email n’a pas de valeur juridique à proprement parler, mais il sera un argument de poids pour informer et faire des points. Un email après une visite sera au moins aussi valide qu’un bon de visite, un email aux propriétaires, permet de graver quelque part la réalité d’une visite et ses conclusions.

En conclusion, l’email est un outil pro. Répondre à ses emails dans un délai raisonnable, programmer un message d’absence en cas de congés, actualiser sa signature et soigner sa rédaction, autant de messages dans la messagerie qui vous positionneront en interlocuteur sérieux et professionnel.

2/ SMS ou Email?

Gardez les SMS pour les rendez-vous. On ne parle pas par SMS avec ses clients, on fixe un lieu et une heure de rendez-vous tout au plus. On donne une nouvelle rapide et on prépare le terrain pour un message plus conséquent. Le SMS ou texto est le petit frère pauvre de l’email.

On a vite fait de se planter d’information ou de destinataire, on a vite fait de se faire poignarder dans le dos par le correcteur d’orthographe.

« Pouvez vous baiser votre prix de vente? »

Le SMS est u outil rapide et pratique, mais il ne valorise pas votre message. Attention à ne pas en abuser sous prétexte qu’il fait gagner du temps…

3/ Faut il multiplier les canaux?

On est à l’époque du multi canal… Faut il pour autant céder à la tentation et se répandre sur tous les supports à notre disposition? Non certainement pas. Il faut garder les réseaux sociaux pour présenter son portefeuille, et le téléphone et ses textos pour les amis et les cas précis évoqués plus haut. Le risque de vouloir gérer tout ces flux entrants et sortants est de passer au travers d’une information ou d’un message; Il n’a rien de mal à demander aux gens de vous faire un email. Accusez-en réception si besoin, et expliquez qu’un canal est bien suffisant pour organiser une communication concrète. Via l’email vous gérez avec si besoin un timing adapté à chaque dossier, les réponses à fournir et les questions à poser. Pensez à bien organiser les dossiers de votre boite de réception et à apprivoiser les outils connexes à la simple messagerie: fichiers partagés via le cloud, agenda et fichiers de photos.

4/ Savoir gérer le temps

Répondre dans la minute est un message en soit, un message plutôt positif qui dit, je suis réactif, je suis à l’écoute. Mais faut il envoyer des messages à 2H du matin? Faut il répondre à tout prix, tout le temps, sur tous les sujets? Non, officiellement non.

Prenez le temps de répondre en fonction des sujets. A la question « tout va bien? » vous pouvez répondre sans trop de risque « Oui et toi? », mais heureusement pour vous, vous êtes confrontés de temps à autres à des questions plus complexes. Prenez le temps de répondre en passant par la case réflexion. Votre réponse fait elle avancer les choses? Qu’est ce que mon interlocuteur cherche à me dire et quel type de réponse attend il? Vous allez gagner au final un temps précieux. Rédigez un brouillon si besoin et relisez le quelques minutes ou heures plus tard. Prenez si besoin la précaution d’un email de confirmation de réception; « J’ai bien reçu votre message, je reviens vers vous rapidement. » Mais répondre trop vite est une solution qui peut s’avérer contre-productive.

De la même manière, en répondant à 02H ou à 05H du matin, vous envoyez un message dans le message. Ou bien vous ne dormez pas, ou bien vous êtes en proie à des insomnies, ou pire, vous répondez en sortant de soirée, complètement défait… Il y a toujours de la défiance envers les messages de la nuit, ils colportent avec eux un peu d’anxiété. Préférez enregistrer votre message pour l’envoyer aux heures normales de bureau, ou pourquoi pas, programmez un envoi, via les outils de bureautique prévu à cet effet.

Votre message doit en tous les cas, comporter un sous texte positif et toujours faire avancer les choses. Pensez y la prochaine fois que vous appuyez sur ENVOYER!

A propos du mandat exclusif

L’exclusivité c’est seulement 15 % des mandats de vente signés quand que 40 % des ventes qui aboutissent sont des ventes sur des biens en mandat exclusif. Efficace, le mandat exclusif fait pourtant peur aux vendeurs qui s’imaginent liés à leur agent immobilier comme si ils avaient signé un pacte de sang. Pourtant il suffit d’avoir le bon discours et la bonne approche pour convaincre vos interlocuteurs du bienfondé de votre proposition commerciale. La clé pour la réussite c’est la confiance et c’est à ce prix que l’on vous accordera l’exclusivité.

COMMENT CREER LA CONFIANCE LORS DE LA PREMIÈRE RENCONTRE

En ayant bien préparé votre rendez-vous, vous allez arriver armé pour présenter un service de qualité. Vendre le bien de quelqu’un c’est collaborer à son projet et dans ce sens, lui expliquer que vous n’êtes pas un prestataire, mais bien un partenaire. C’est dans cette optique qu’il vous faudra mener les échanges et orienter la relation. Passer de total inconnu à partenaire de confiance en quelques mots. Il vous faut apporter des preuves concrète de votre professionnalisme et de votre expérience. Bien souvent, pour un vendeur l’acte de vente est un mystère, il pourra s’appuyer sur votre savoir-faire pour recueillir de bons conseils et des informations pertinentes. C’est en travaillant à ses côtés que vous allez installer une relation de confiance dans le cadre de son projet de vente. Par votre attitude, vous allez le rassurer et l’écouter, mais également dresser avec lui un plan de route.

C’est ce plan de route qui valide ou non l’exclusivité. Allez vous réaliser dans le cadre du mandat, du contrat, de la mission ce que le client attend de vous à savoir vendre dans de bonnes conditions son bien immobilier?

Pour le rassurer et créer du lien, vous avez à votre disposition votre réputation, ou votre e-réputation dans certains cas, si vous avez une page Facebook notamment, mais également un book commercial que vous pouvez constituer, et qui contiendra vos maisons et appartements vendus, vos prestations, les sites sur lesquels vous communiquez et pourquoi pas toute information que vous jugerez pertinent de porter à sa connaissance. Si il a fait son travail de client, il a googlisé votre nom et s’est renseigné un peu sur vous. Si il ne l’a pas fait, il le fera sans doute… Avez vous soigné votre réputation en ligne, pour vous assurer que lorsqu’on tape votre nom, il apparaît ce que vous souhaitez qu’il voie? Avez vous fait réaliser une interview de vous pour présenter votre façon de voir les choses?

Mais le mandat exclusif ne s’obtient pas qu’au premier rendez-vous. C’est un peu comme le baiser d’un rendez-vous galant, il faut parfois réussir à le mériter. Toute comparaison mise à part, parce que la relation est engageante et parfois sur le long terme, il faut séduire dans certains cas un vendeur pour lui montrer que le travail que l’on fait pour lui est bien meilleur que celui des confrères, ou en tous les cas largement suffisant. On en revient donc à la base, reporter régulièrement, qu’il y ait de l’activité ou non, et entretenir la qualité de la relation.

Réfléchissez! Qu’est ce qui vous différencie, qu’est ce qui vous valorise? Votre approche, vos outils, votre communication? En mettant en oeuvre des moyens qui vous positionnent comme un professionnel investi à 110%, vous prenez de l’avance sur vos concurrents, vous évacuez chez votre interlocuteur la tentation de se débrouiller par lui-même, à devoir gérer les appels, les visites et les dossiers. Seuls les professionnels avertis sauront mener le projet d’un vendeur, en privilégiant la qualité sur la quantité. Pour le plus grand bien de l’immobilier.